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INCENDIE D’UN DIGESTEUR DANS UNE INSTALLATION DE MÉTHANISATION

Cette page propose des éléments sur l’accidentologie des activités de méthanisation en milieu agricole...

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LES CATASTROPHES

Des usines ont "implosé" en 2002 en Espagne et en 2007 en Allemagne : atmosphère explosive....

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EXPLOSION DANS UNE USINE DE GAZ EN ALLEMAGNE, UN VILLAGE ÉVACUÉ

Un incendie survenu dans une compagnie gazière a provoqué une explosion qui a blessé 16 pompiers, entrainant la mise à l'abri des 3 000 habitants de Harthausen.

 

FUITES DE BIOGAZ

Méthanisation – Fuites de biogaz :

23/03/2010 – MAISONS-LAFFITTE : émission accidentelle dans une unité de production de biogaz ;
25/03/2011 – SOMAIN : émission accidentelle dans une unité de méthanisation agricole.

 

LES INCENDIES

Nous travaillons sans relâche afin que nos efforts soient valorisés. Quelle fierté lorsque nous sommes repérés par les médias ! Une communauté bien informée est une communauté responsable. Consultez les derniers articles parus dans la presse à propos de nos activités, et aidez-nous à faire entendre la voix de Stop Méthanisation Fouchères 89.

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 UN INCENDIE DANS UNE USINE DE MÉTHANISATION

le 10/05/2017

Un incendie s’est produit dans une usine de méthanisation à Provency mardi 9 mai 2017. Le feu a débuté dans la soirée. Les pompiers sont encore sur place pour surveiller le site ce mercredi matin.

 

LES EXPLOSIONS

Accidents, explosions, incendies mortels, la liste est longue. Vous pouvez consulter la base de données ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents) qui répertorie les incidents ou accidents qui ont, ou auraient, pu porter atteinte à la santé ou la sécurité publiques ou à l’environnement

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EXPLOSION ET INCENDIE DANS UNE CUVE DE MÉTHANISATION À PLOUVORN (FINISTÈRE)

INCENDIES ET POLLUTIONS : PLUSIEURS INCIDENTS DANS DES MÉTHANISEURS BRETONS

GAZ À EFFET DE SERRE, ÉLEVAGES INDUSTRIELS, INCIDENTS : TOUTES LES CONTROVERSES SUR LA MÉTHANISATION

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AUTRES ACCIDENTS

16/03/2021 Ussy sur Marne :


Ce mardi 16 mars, les habitants d‘Ussy-sur-Marne ont eu la désagréable surprise de se réveiller avec une forte odeur « d’œufs pourris et d’excréments », provoquant chez certains des maux de tête.

La cause ? Un accident sérieux sur le site de méthanisation O’terres Énergies en activité depuis 2014. En effet, le toit de l’un des digesteurs, c’est-à-dire de l’une des cuves dans laquelle les déchets organiques sont transformés en biogaz et en digestat, s’est ouvert.


Jean-François Delaitre, céréalier à la tête de l’exploitation et président de l’association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) depuis novembre 2020, explique : « C’est dû à ce qu’on appelle une surpression : il y a un phénomène de moussage qui a fait sauter le toit. Il y a eu un échappement de gaz dans l’atmosphère, d’où l’odeur de soufre qui a été perçue dans la matinée. »

14/09/2020 Aube :


Vers 22h45, une fuite de digestat se produit au niveau de l'axe d'un agitateur dans une installation de méthanisation. 380 m³ de matières fermentescibles se répandent dans la cour de l'établissement. L'ensemble des effluents est pompé et le sol gratté 2 jours après l'événement.

Quelques heures avant l'événement, des travaux de maintenance et de réparation ont été effectués sur l'agitateur.

Une fois remis en place et l'installation relancée, l'agitateur s'est escamoté dans la cuve, libérant son orifice et provoquant la fuite de digestat.

Ce phénomène était exclu de l'analyse de risques.[…]

17/08/2020 – FINISTERE :


Au cours de la nuit, lors d'un transfert automatisé sans présence d'opérateur dans une centrale biogaz, le débordement d'une cuve digestat se produit. Le liquide se répand sur la plateforme véhicules et rejoint le réseau des eaux pluviales. Une fois le bassin eaux pluviales rempli (770 m³), les effluents débordent vers l'exutoire qui se rejette dans un petit ruisseau avant de rejoindre l'AULNE. A 7h45, à leur arrivée, les employés constatent la situation.[…]. Une mortalité aquatique est constatée dans le ruisseau due à une pollution à l'azote ammoniacal. Une prise d'eau potable est fermée. Le réseau d'eau

devant rester sous pression, la station est remise en fonctionnement et un arrêté préfectoral restreint l'usage de l'eau potable pour 50 communes, impactant 180 000 personnes. La baignade et la pêche à pieds sont interdites. […]

En tout 400 m³ de digestat liquide mélangés à 200 m³ d'eaux pluviales contenant 5,29 g/kg d'azote total se sont déversés dans l'environnement.

L'origine de l'événement est une défaillance de l’automate. […]

06/07/2020 Marboué :


Un incendie s’est déclaré ce lundi après-midi 6 juillet 2020 à la centrale biogaz du Dunois, à Marboué.  

Près de 500 tonnes de paille, d’ensilage et de farine sont parties en fumée.

La centrale biogaz du Dunois, à Marboué, produit du biométhane et du digestat à partir de matières organiques locales issues de l’agriculture, de l’industrie, de l’agroalimentaire et des collectivités du territoire. Près de 500 tonnes de paille, d’ensilage et de farine ont pris feu ce lundi après-midi 6 juillet 2020, vers 14h30.

« Les matières premières non odorantes passent tous les jours dans une trémie d’incorporation de 80 m³ pour alimenter le digesteur. Au moment du chargement, une étincelle a dû tomber du téléscopique (engin de levage). Le feu s’est propagé à une dalle de 1.500 m² où étaient stockés la paille, l’ensilage et la farine, a précisé le responsable du site, Stéphane Evezard. « Cette dalle est entourée de blocs de béton et cela a empêché une propagation du feu sur le site et sur les sites voisins. »

Une vingtaine de sapeurs-pompiers de Châteaudun, Cloyes-les-Trois-Rivières, Brou et de la Commune nouvelle d'Arrou ont été déployés sur place. Le trafic ferroviaire a été interrompu à Bonneval le temps de leur intervention et les gendarmes ont bloqué l’accès entre la route entre Donnemain et La Brouaze pour sécuriser les abords de la zone d’activités intercommunale.

« Le feu va rester sous surveillance durant deux jours, a indiqué le responsable du site. Mais même si la production va baisser en raison du manque de matières premières, la centrale biogaz continuera de tourner ».


00/06/2020 Messy SEINE ET MARNE :


Dégagement d’odeurs nauséabondes


05/03/2020 MONTAUBAN-DE-BRETAGNE :


Lors de rafales de vents violents, la moitié d’une des couvertures des cuves de stockage de digestat liquide d’une installation de méthanisation est arrachée. Cette rupture fait suite à une déchirure de cette bâche observée à la suite de la tempête 3 semaines plus tôt. L’exploitant avait engagé des démarches pour réparer cette déchirure, mais les conditions météorologiques observées depuis cette date n’ont pas permis la réparation. Le méthaniseur est plein et contient 6 800 m³ de digestat liquide. La partie de la bâche envolée est encore solidaire de la cuve béton et plaquée le long de la paroi extérieure de la cuve. La partie de la bâche encore en place ne présente pas de prise aux vents dominants, car elle est plaquée par le vent sur les sangles de supportage. Des rondes journalières sont réalisées pour contrôler l’évolution de la situation de la bâche du stockage.

Des nuisances olfactives légères ou sonores dues au du flottement de la demi bâche encore en place peuvent être constatées par les riverains.

L’exploitant prévoit d’épandre le contenu du réservoir dès que les conditions météorologiques le permettront.

L’inspection des installations classées constate que le système d’attache de la bâche est au moyen de sangles et non de boudins comme prévu.


24/11/2019 – YVELINES :


Vers 23 h, du biogaz est rejeté à l'atmosphère dans une station d'épuration. Suite à l'arrêt des 2 moteurs de cogénération, le gazomètre de stockage de biogaz atteint sa pleine capacité malgré le fonctionnement de la torchère.[…]. Lors de l'évènement, l'entreprise fonctionnait à 104 % de sa

capacité. La cause directe serait un défaut ponctuel dans l'automatisme. […]


13/09/2019 -SEGRE-EN-ANJOU BLEU :


La membrane du digesteur d’une unité de méthanisation agricole se déchire. L’ouvrage de digestion n’est pas abîmé. L’installation est mise à l’arrêt. Une nouvelle membrane est commandée 5 jours plus tard. Elle est installée 18 jours après l’incident. Les conséquences économiques sont le remplacement de la membrane du digesteur et l’arrêt de la production du site.

Le moteur d’alimentation du digesteur avait été arrêté 4 jours avant l’incident, puis redémarré la veille de l’accident.


27/08/2019 - RIBEAUVILLE :

Des riverains signalent des nuisances olfactives sur un site de méthanisation. La toile d’un des digesteurs (réceptacle pour la fermentation des déchets) se rompt. L’exploitant vide le silo, empêchant la fermentation d’être menée à terme. Le digestat épandu dégage pendant plusieurs jours une odeur nauséabonde


16/07/2019 Saint Gilles du Mené :


’incendie s’est déclaré peu après 6 h, mardi 16 juillet, dans l’entreprise de méthanisation Géotexia. L’alerte a été donnée par deux salariés présents sur le site. Ils étaient sortis à l’arrivée des secours.

45 sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place. Ils ont circonscrit l’incendie en très peu de temps. Environ 10 000 litres d’acide sulfurique étaient stockés dans le bâtiment. Le risque d’explosion a été écarté. Un conseiller technique en risques chimiques était sur place.

"Nous n’avons heureusement aucun blessé à déplorer. La partie administrative de l’entreprise est préservée, toutefois le bâtiment de production biogaz a été la proie des flammes", indiquait le major Thierry Rouault, commandant de la communauté de brigades de gendarmerie de Merdrignac.

À midi, les sapeurs-pompiers étaient toujours présents. Le capitaine Benjamin Gaspaillard du SDIS de Saint-Brieuc est revenu sur la mission des sapeurs : "Il fallait stopper rapidement l’incendie. Il nous fallait éviter la propagation du feu. Nous avons pris en charge l’alimentation en eau et nous sommes allés voir les habitations alentour. Nous assurons la protection de nos pompiers. Il y a un risque de pollution. Toutes nos eaux d’extinction sont chargées d’acide, elles sont donc contenues sur place pour éviter de polluer." À ses côtés pour diriger les opérations, le lieutenant Christel Allano du SDIS de Loudéac. Il ajoute qu’il s’agit à présent "de trouver une solution pour évacuer ces eaux".

Pour y parvenir, Face au risque d’effondrement du bâtiment métallique, une surveillance va être maintenue tout au long de la journée.

Le bâtiment de stockage 2 000 m² où s’est déclaré l’incendie a été entièrement détruit. La gendarmerie et les agents d’Enedis ont sécurisé le site.

Les pompiers de Loudéac, Plémet, Merdrignac, Saint-Brieuc et Lamballe ont été mobilisés sur cette intervention. Un poste de commandement avait été mis en place. Le capitaine Benjamin Gaspaillard du SDIS de Saint-Brieuc, assisté du lieutenant Christel Allano du SDIS de Loudéac a dirigé les opérations.


27/06/2019 - PLOUVORN :

Vers 14h40, une explosion suivie d’un incendie se produit dans un digesteur de 15 m de haut contenant 300 m³ de lisier. Une boule de feu est aperçue. Les pompiers réalisent des mesures d’explosivité et des mesures d’H2S dans l’enceinte. L’électricité est coupée dans la zone. L’incendie se propage dans les double-parois de la cuve dont l’isolant est constitué de laine de roche. Vers 19 h, les pompiers dégarnissent le toit du digesteur tout en poursuivant le refroidissement des parois. Son contenu est dépoté par des rotations de tonnes à lisier, puis transféré dans le post-digesteur voisin. Après ouverture dans la partie haute de la cuve, les pompiers réalisent des relevés par caméra thermique. La température étant descendue à 30 °C, le dispositif de secours est levé à 21h30.

Un pompier est victime d’un coup de chaud et 2 personnes sont choquées. Le digesteur est déformé, la toiture a sauté, conduisant à l’éjection d’une faible quantité de lisier. Les sols impactés sont récupérés dans une benne pour envoi en traitement. Le digesteur doit être reconstruit.

Le digesteur de 2500 m³ faisait partie d’une unité de méthanisation en cours d’installation. Les conduites de gaz n’étaient pas encore branchées, les installations n’étaient pas encore réceptionnées par l’exploitant et le dossier technique de sécurité à réaliser avant la mise en service n’avait pas été transmis à l’administration. Du lisier y avait toutefois déjà été stocké en non-conformité avec la réglementation applicable.

L’explosion est survenue alors que des sous-traitants raccordaient à la terre un appareil pour souder les conduites de gaz. L’exploitant affirme que les sous-traitants avaient été informés de la présence de lisier dans la cuve générant un risque d’atmosphère explosive mais qu’aucun zonage ATEX n’avait été réalisé.

Suite à la visite de l’inspection des installations classées, un arrêté de mise en demeure et un arrêté de mesures d’urgence sont pris. L’exploitant est tenu de transférer le lisier du post-digesteur vers une cuve tampon aérée pour éviter la formation d’une atmosphère explosive.

L’accident révèle une sous-estimation des risques au regard des enjeux de sécurité de ce type d’installation. L’exploitant explique son empressement à démarrer le remplissage du digesteur par l’obligation d’honorer à une échéance proche un contrat de rachat d’électricité ainsi qu’un contrat de valorisation d’effluents en provenance d’agriculteurs. Suite à l’accident, il souhaite démarrer l’exploitation de l’unité de méthanisation avec le seul post-digesteur (situation envisageable pour gérer les cas de maintenance par exemple), sans attendre la reconstruction du digesteur. L’inspection exige la remise préalable du dossier technique de sécurité, la justification de la faisabilité technique du fonctionnement avec un seul digesteur sans dégradation des performances attendues et le cas échéant la proposition de mesures de sécurité appropriées pour gérer la phase de co-activité reconstruction du digesteur/exploitation du post-digesteur.

Suite à l’accident, l’exploitant rappelle les consignes et règles de prudence à son sous-traitant. Les responsabilités de chacun (exploitant/sous-traitant) en matière de contrôles à réaliser sont précisées.


09/06/2019 – LOIR-ET-CHER :


Vers 4 h, une fuite de biogaz se produit sur une canalisation en polyéthylène entre un site de stockage de biogaz et un site d'injection dans le réseau de distribution de gaz naturel. Une automobiliste, voyant un "nuage de fumée", contacte les pompiers. Un cratère d'un peu plus de 1 m de diamètre est visible au sol […].

La fuite serait due à une surpression de gaz qui a provoqué la rupture de la canalisation souterraine

desservant le poste d'injection. Un dysfonctionnement d'un régulateur de pression est suspecté. Celui-ci aurait engendré une augmentation subite de la pression et la mise en sécurité immédiate du poste d'injection générant un coup de bélier dans le réseau en polyéthylène au niveau d'un raccord. Le volume du biométhane rejeté est évalué à plus de 3 500 Nm³. Des sécurités intégrées dans

l'automatisme pilotant une vanne n'ont par ailleurs pas fonctionné. Un défaut de communication avec le site distant de supervision des installations dû à une coupure du réseau internet a par ailleurs compromis l'envoi d'alarme SMS à l'exploitant. Les vannes pilotables à distance n'ont ainsi pas pu être fermées jusqu'à enclenchement du bouton d'arrêt d'urgence sur site [ …].

Plusieurs non-conformités réglementaires sont constatées : absence de liste des équipements soumis

au suivi en service, absence de programme de contrôles pour des tuyauteries, ainsi que des déclarations et des contrôles de mises en service non faits.


07/06/2019 - 44 - ISSE :


Dans une installation de méthanisation, la bâche recouvrant un silo béton dédié au stockage de digestat mature en attente d’épandage (1 200 m³ contenus dans une cuve de 10 000 m³) se déchire. Cette bâche sert à protéger la cuve d’un apport d’eau dans le digestat en cas de pluie. Elle est ouverte naturellement au niveau du mât de maintien, laissant ainsi un échange entre l’air de la cuve et l’air extérieur. Le déchirement n’a donc pas entraîné de libération brutale de gaz. Le digestat est transféré dans un autre silo. L’exploitant nettoie le silo puis remplace la bâche. Celle-ci est traitée en filière adaptée. L’évènement produit des déchets de types sédiments qui sont par la suite traités en épandage une fois les analyses agronomiques réalisées.

Un début de déchirement avait déjà été identifié un mois plus tôt. Des devis étaient en cours pour réparer l’équipement. Une tempête est à l’origine de l’amplification des dégradations.

L’exploitant contacte le fabricant car la bâche a présenté une faiblesse structurelle 7 ans après sa pose alors qu’elle était garantie 10 ans.

Plusieurs événements sont déjà survenus sur ce site (ARIA 43753, 49287).


01/06/2019 - FRANCE - 32 - AUCH :


Vers 12 h, une fuite de digestat se produit sur une cuve dans une installation de méthanisation. Un riverain qui observe un geyser de liquide noir jaillissant à la verticale donne l’alerte. Les pompiers ferment les vannes conduisant à des récepteurs d’eaux pluviales et mettent en place un périmètre de sécurité. Des relevés d’explosimétrie sont effectués et s’avèrent négatifs. Vers 14 h, le rejet est arrêté.

3 m³ de digestat se sont déversés au sol. Les matières sont récupérées par l’exploitant puis réintroduites dans le process.

La cuve impliquée dans l’événement est une cuve de post-traitement servant au retrait de l’azote des digestats liquides. Le rejet serait dû à un dysfonctionnement au niveau du système de filtration : un colmatage se serait produit. Les filtres sont remplacés par l’exploitant. Le colmatage excessif des filtres est dû à une mauvaise agitation des effluents avant envoi au niveau du stripper. L’agitateur est remplacé et une maintenance préventive est mise en place.

Un rejet accidentel de digestat est déjà survenu sur le site en 2014 (ARIA 45391).


8/05/2019 - 45 - ESCRENNES :


Une succession d’incidents se produit sur un site de méthanisation, entraînant des nuisances olfactives pour les riverains. Le grappin convoyant le fumier (principal intrant du digesteur) vers les trémies d’incorporation tombe en panne. Le digesteur étant par ailleurs alimenté avec des graisses végétales, un déséquilibrage biologique se produit. L’exploitant constate une montée des acides gras volatiles (AGV) dans le digesteur en raison d’une quantité trop importante de graisses. La production

de biogaz et la teneur en CH4 du biogaz décroissent tandis que la température du digesteur s’élève anormalement. L’exploitant stoppe l’introduction de graisses puis, 10 jours plus tard, étant donné que les paramètres de fonctionnement ne s’améliorent pas, il interrompt complètement l’introduction de matière dans le digesteur. Le réensemencement du digesteur (à partir de lisier et digestat en provenance d’un autre site) démarre 2 semaines plus tard. L’évolution biologique est alors favorable et le digesteur reprend son fonctionnement habituel.

Plusieurs problèmes d’odeurs se produisent pendant la phase dégradée au cours de laquelle le digesteur n’était plus alimenté, puis lors de la remise en service :

les intrants (lisier et graisses) ont continué à être reçus et se sont accumulés sur site en bâtiment et en extérieur (stockage prolongé sur plusieurs semaines contre quelques jours d’habitude). Ils ont commencé à fermenter en générant des odeurs ;

suite à l’arrêt de l’alimentation en intrants du digesteur, le biogaz produit, non conforme, ne pouvait être envoyé ni en chaudière ni en épurateur. Le biogaz n’a pu être torché en raison de travaux sur la torchère. Du biogaz a donc été émis à l’atmosphère pendant la phase d’arrêt du digesteur puis, de manière plus importante, lors de la phase de réensemencement. Une importante mobilisation des riverains a lieu en raison des nuisances olfactives ;

préalablement à la phase de réensemencement du digesteur, il a fallu extraire une partie du digestat malade, riche en AGV et donc plus odorant qu’un digestat habituel.

Suite à cet épisode s’étalant sur près de 2 mois, l’exploitant met en place plusieurs mesures :

recherche de filières alternatives de gestion des intrants pour éviter tout stockage de longue durée sur le site ;

boisement du site du côté le plus proche des habitations ;

dépotage du fumier à l’abri du vent et interdiction de livraison de fumier en fin de journée ;

mise en place avec le conseil municipal d’un système pour être alerté en cas de gênes olfactives perçues par les riverains. Une réunion d’information est par ailleurs organisée.

Un arrêté préfectoral de mise en demeure est pris le 27/08/2019 pour le respect de certaines prescriptions réglementaires prévenant les nuisances olfactives.


09/04/2019 – 85 ESSARTS EN BOCAGE :


Vers 14 h, une fuite de digestat se produit sur une canalisation enterrée○au niveau d’une parcelle agricole. L’exploitant arrête immédiatement la pompe de transfert. Les 30 m³ de digestat pompés sont épandus sur des parcelles.

Un peu moins de 10 t de digestat liquide se sont déversées au sol sur les 40 t présentes. Cette quantité déversée est supérieure aux doses d’épandage préconisées à l’endroit où s’est produite la fuite.

Le rejet est localisé au niveau d’une réduction du diamètre d’un tronçon. Il s’est par ailleurs produit au moment du démarrage d’une pompe de transfert.

A la suite de l’accident, l’exploitant met en place des vannes et des soupapes d’échappement. La procédure relative à l’organisation des épandages est également mise à jour.


06/04/2019 - 85 - CHANTONNAY :


Un samedi vers 14h45, des clients d’une salle de sport constatent de la fumée sortant d’un local sur le site d’une usine de méthanisation récemment mise en service. Ils alertent les pompiers. Lorsque le responsable du site arrive à 15h15, les pompiers ont forcé les ouvertures, notamment le rideau de fer du local technique. Dans celui-ci, 3 big-bags de charbon actif, extrait de l’installation de méthanisation  

2 jours plus tôt, sont stockés en attente d’enlèvement pour traitement en filière adaptée. L’exploitant fournit les fiches de données sécurité. Les pompiers écartent alors le risque de pollution et ne mettent pas en place de rétention. Les secours quittent le site vers 18 h. Une ronde de surveillance est effectuée à 22h25 pour valider l’absence de risque de reprise du feu.

Le local de maintenance étant isolé et éloigné des installations de production, l’exploitation du site n’est pas impactée.

Selon l’exploitant, une auto-combustion du charbon actif usagé serait à l’origine de l’incendie. Il contacte les fournisseurs de charbon actif.


01/04/2019 - 67 - OBERSCHAEFFOLSHEIM :

Vers 7 h, dans un centre de méthanisation, un feu se déclare sur un silo à fond plat de 4 000 m³ utilisé pour le stockage de paille. Les pompiers mettent le site sous rétention pour récupérer les eaux d’extinction. Le dispositif hydraulique est alimenté sur un poteau d’incendie interne. Une tranchée est réalisée à l’aide d’un engin du site pour faire la part du feu. Malgré cette opération, de la fumée se dégage de la partie saine du tas de paille. L’exploitant met en place un dispositif d’éclairage pour que 3 engins de chantier travaillent durant la nuit et poursuivent les déblais. Les pompiers, avec l’accord de l’exploitant, laissent brûler l’ensemble tout en aérant le stockage avec des engins de travaux publics du site.

Le surlendemain, le stockage de paille se consume encore sur 2 zones. Le dispositif hydraulique est maintenu. Les mesures de monoxyde de carbone réalisées dans la zone enfumée indiquent des valeurs allant de 50 à 70 ppm. Les engins de manutention poursuivent l’évacuation des décombres jusqu’à 19 h. La zone de stockage en feu est éloignée de 4 m horizontalement par rapport à une conduite de gaz enterrée à 1,5 m○ de profondeur dans le sol. Les pompiers quittent le site et le laissent sous la surveillance de l’exploitant. Une ronde des pompiers est toutefois réalisée toutes les 6 heures. Du matériel incendie est également laissé à disposition de l’exploitant par voie de convention.

29/03/2019 - 85 - LES HERBIERS :


Vers 13h30, dans une installation de méthanisation, un sous-traitant alerte l’exploitant d’un débordement de digestat au niveau de la lagune située en bas du site vers le LONGUENAIS. Le chef d’équipe arrête la pompe de transfert alimentant la lagune en digestat et demande l’intervention d’une société de pompage et de nettoyage. Le digestat est confiné sur le site à l’aide d’un barrage de sacs de sel. L’écoulement vers la rivière est stoppé vers 14 h. Un pompage est effectué sur l’ensemble de la zone jusqu’au cours d’eau, ainsi qu’au niveau du puits de pompage de la lagune incriminée. Les secours, arrivés sur les lieux vers 14h10, surveillent le cours d’eau. Des échantillons sont prélevés pour analyse. L’exploitant prévient les riverains à proximité et surveille une éventuelle mortalité aquatique pendant 48 h. Le digestat est récupéré par décapage de la terre végétale pour un réemploi agricole. Un gravillonnage est effectué sur l’ensemble de la zone curée.

Au total, 60 m³ se sont déversés dans la rivière. Lors d’une visite quelques jours plus tard, l’inspection des installations classées constate une mortalité aquatique sur 14 km (20 poissons morts tous les 10 m sur les 3 premiers kilomètres). D’après la presse, une couleur inhabituelle est perceptible (substance noire et odorante). La fédération locale de pêche porte plainte.

Vers 8h30, le chef d’équipe avait effectué le tour du site et avait constaté que le niveau maximum de la lagune du bas du site était atteint (gyrophare avec voyant rouge). Il avait considéré que le niveau de remplissage de la lagune était conforme au standard (30 cm du bord) et qu’il n’était pas nécessaire d’ajouter du digestat. Aucune consigne à ce sujet n’avait été transmise aux opérateurs. Vers 9h30, un opérateur a démarré la pompe de transfert du digestat reliant la lagune du haut (5 000 m³) à celle du bas (2 000 m³), sans en informer le chef d’équipe et sans avoir préalablement vérifié le niveau de remplissage de la lagune inférieure. L’opérateur est ensuite parti en pause déjeuner sans surveiller le transfert. La vérification du niveau de la lagune et la surveillance du transfert faisaient pourtant partie des procédures en vigueur. L’alarme de niveau haut de la lagune inférieure n’a pas fonctionné. L’exploitant n’assure pas de contrôle régulier de cette alarme et ne sait pas indiquer depuis quand elle était en panne. Une intervention de maintenance le mois précédent l’accident pourrait selon lui être à l’origine de la défaillance.

Un arrêté de mise en demeure est pris sur la base des différentes non-conformités constatées :

l’exploitant ne disposait pas de consigne sur la conduite à tenir en cas de débordement de la lagune ;

l’exploitant n’assure pas de contrôle régulier de l’alarme et ne peut identifier sa durée de dysfonctionnement ;

l’exploitant ne disposait pas de moyens de confinement adaptés (produits absorbants…) et a utilisé des moyens de fortune (sacs de sel prévus contre le gel de la voirie) ;

l’aménagement des lagunes, situées à l’amont du ruisseau dans une zone en pente, ne permet pas de limiter une pollution des eaux en cas de débordement.

Suite à l’événement, l’exploitant met en place un asservissement avec arrêt automatique de la pompe de transfert quand le niveau de remplissage cible est atteint. Il rédige un mode opératoire portant sur l’utilisation de la pompe lors des opérations de transfert. Une procédure est rédigée pour gérer les cas de déversement accidentel.


26/03/2019 - 71 - CIEL :


Vers 16 h, dans une installation de méthanisation, un feu se déclare sur un tas d’issues de céréales de 300 t stocké dans le bâtiment de stockage d’intrants. Un opérateur détecte de la fumée blanche sortant du bâtiment. Il arrose le tas afin de le refroidir. Sur les lieux vers 17 h, les pompiers injectent 3 m³ d’eau en profondeur au moyen d’une lance à eau. L’engin télescopique de l’exploitant est utilisé pour atteindre le cœur du foyer. Le tas de matières est étalé dans un endroit libre du bâtiment pour le laisser refroidir. La diminution de la température est suivie à l’aide d’une caméra thermique. Vers minuit, la température est de 60 °C, puis 40 °C à 4 h et 10 °C le lendemain matin. Les pompiers quittent le site.

Le tas de matière a absorbé l’eau utilisée pour l’extinction. Les déchets sont réintégrés petit à petit au processus de méthanisation en 15 jours.

Le tas de matière a fermenté, provoquant un auto-échauffement. Une combustion spontanée s’en est suivie.

Suite à l’accident, l’exploitant prévoit de surveiller régulièrement les tas d’intrants au moyen d’une sonde de température à fourrage afin de détecter rapidement un début d’auto-échauffement.


20/02/2019 Sauveterre-la-Lémance :


le feu du silo méthaniseur brûle depuis plus de 48h. Depuis 16h la RD710 et rendue à la circulation et l'opération d'évacuation de la biomasse sous contrôle des experts va débuter vers 22H. Depuis deux jours, l'incendie se poursuit dans un sillo méthaniseur. C'est la biomasse qui brûle et qui renda les opérations des pompiers périlleuses.


19/02/2019 - 53 - SAINT-BERTHEVIN :


Dans une installation de méthanisation agricole, un feu se déclare sur un tas de fumier près d’un bâtiment de stockage. L’incendie est maîtrisé, mais reprend 4 jours plus tard. L’exploitant arrose en permanence le tas de fumier, par aspersion. Huit jours plus tard, un agent de la police de l’eau se rend sur les lieux suite à un signalement et constate la présence d’une pollution dans le cours d’eau à proximité.

Les eaux souillées issues de l’extinction (jus de brûlis) ont été récupérées dans les réseaux d’eaux pluviales du site et stockées dans une lagune. Cependant, la guillotine prévue pour fermer la lagune a été accidentellement levée à la suite des travaux de terrassement à proximité : suite au passage de camions, la chaîne guillotine a été étirée. Lors des travaux, les différents intervenants sur le site avaient été informés oralement de la présence de la guillotine mais aucun balisage n’était présent. L’écoulement à partir de la lagune vers le fossé n’a pas été repéré en l’absence d’un contrôle visuel régulier.

Suite à l’incident, l’exploitant positionne un balisage de la zone guillotine et pose des piquets ainsi qu’une clôture. Il prévoit un contrôle journalier en sortie de la lagune pour repérer au plus tôt un éventuel rejet accidentel.

ARIA 53738 – 09/06/2019 – LOIR-ET-CHER :


Vers 4 h, une fuite de biogaz se produit sur une canalisation en polyéthylène entre un site de stockage de biogaz et un site d'injection dans le réseau de distribution de gaz naturel. Une automobiliste, voyant un "nuage de fumée", contacte les pompiers. Un cratère d'un peu plus de 1 m de diamètre est visible au sol […]. La fuite serait due à une surpression de gaz qui a provoqué la rupture de la canalisation souterraine desservant le poste d'injection. Un dysfonctionnement d'un régulateur de pression est suspecté. Celui-ci aurait engendré une augmentation subite de la pression et la mise en sécurité immédiate du poste d'injection générant un coup de bélier dans le réseau en polyéthylène au niveau d'un raccord. Le volume du biométhane rejeté est évalué à plus de 3 500 Nm³. Des sécurités intégrées dans l'automatisme pilotant une vanne n'ont par ailleurs pas fonctionné. Un défaut de communication avec le site distant de supervision des installations dû à une coupure du réseau internet a par ailleurs compromis l'envoi d'alarme SMS à l'exploitant. Les vannes pilotables à distance n'ont ainsi pas pu être fermées jusqu'à enclenchement du bouton d'arrêt d'urgence sur site [ …]. Plusieurs non-conformités réglementaires sont constatées : absence de liste des équipements soumis au suivi en service, absence de programme de contrôles pour des tuyauteries, ainsi que des déclarations et des contrôles de mises en service non faits.

ARIA 56206 – 14/09/2020 – AUBE :

Vers 22h45, une fuite de digestat se produit au niveau de l'axe d'un agitateur dans une installation de méthanisation. 380 m³ de matières fermentescibles se répandent dans la cour de l'établissement. L'ensemble des effluents est pompé et le sol gratté 2 jours après l'événement. Quelques heures avant l'événement, des travaux de maintenance et de réparation ont été effectués sur l'agitateur. Une fois remis en place et l'installation relancée, l'agitateur s'est escamoté dans la cuve, libérant son orifice et provoquant la fuite de digestat. Ce phénomène était exclu de l'analyse de risques.[…]

ARIA 54788 – 24/11/2019 – YVELINES :

Vers 23 h, du biogaz est rejeté à l'atmosphère dans une station d'épuration. Suite à l'arrêt des 2 moteurs de cogénération, le gazomètre de stockage de biogaz atteint sa pleine capacité malgré le fonctionnement de la torchère.[…]. Lors de l'évènement, l'entreprise fonctionnait à 104 % de sa capacité. La cause directe serait un défaut ponctuel dans l'automatisme. […]

ARIA 53892 – 09/04/2019 – VENDEE :


Vers 14 h, une fuite de digestat se produit sur une canalisation enterrée au niveau d'une parcelle agricole. […] Un peu moins de 10 t de digestat liquide se sont déversées au sol sur les 40 t présentes. Cette quantité déversée est supérieure aux doses d'épandage préconisées à l'endroit où s'est produite la fuite.

ARIA 55959 – 17/08/2020 – FINISTERE :

Au cours de la nuit, lors d'un transfert automatisé sans présence d'opérateur dans une centrale biogaz, le débordement d'une cuve digestat se produit. Le liquide se répand sur la plateforme véhicules et rejoint le réseau des eaux pluviales. Une fois le bassin eaux pluviales rempli (770 m³), les effluents débordent vers l'exutoire qui se rejette dans un petit ruisseau avant de rejoindre l'AULNE. A 7h45, à leur arrivée, les employés constatent la situation.[…]. Une mortalité aquatique est constatée dans le ruisseau due à une pollution à l'azote ammoniacal. Une prise d'eau potable est fermée. Le réseau d'eau devant rester sous pression, la station est remise en fonctionnement et un arrêté préfectoral restreint l'usage de l'eau potable pour 50 communes, impactant 180 000 personnes. La baignade et la pêche à pieds sont interdites. […] En tout 400 m³ de digestat liquide mélangés à 200 m³ d'eaux pluviales contenant 5,29 g/kg d'azote total se sont déversés dans l'environnement. L'origine de l'événement est une défaillance de l’automate. […]

 


16/03/2021 Ussy sur Marne :

Ce mardi 16 mars, les habitants d‘Ussy-sur-Marne ont eu la désagréable surprise de se réveiller avec une forte odeur « d’œufs pourris et d’excréments », provoquant chez certains des maux de tête.


La cause ? Un accident sérieux sur le site de méthanisation O’terres Énergies en activité depuis 2014. En effet, le toit de l’un des digesteurs, c’est-à-dire de l’une des cuves dans laquelle les déchets organiques sont transformés en biogaz et en digestat, s’est ouvert.


Jean-François Delaitre, céréalier à la tête de l’exploitation et président de l’association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) depuis novembre 2020, explique : « C’est dû à ce qu’on appelle une surpression : il y a un phénomène de moussage qui a fait sauter le toit. Il y a eu un échappement de gaz dans l’atmosphère, d’où l’odeur de soufre qui a été perçue dans la matinée. »


14/09/2020 Aube :

Vers 22h45, une fuite de digestat se produit au niveau de l'axe d'un agitateur dans une installation de méthanisation. 380 m³ de matières fermentescibles se répandent dans la cour de l'établissement. L'ensemble des effluents est pompé et le sol gratté 2 jours après l'événement.

Quelques heures avant l'événement, des travaux de maintenance et de réparation ont été effectués sur l'agitateur.

Une fois remis en place et l'installation relancée, l'agitateur s'est escamoté dans la cuve, libérant son orifice et provoquant la fuite de digestat.

Ce phénomène était exclu de l'analyse de risques.[…]

17/08/2020 – FINISTERE

Au cours de la nuit, lors d'un transfert automatisé sans présence d'opérateur dans une centrale biogaz, le débordement d'une cuve digestat se produit. Le liquide se répand sur la plateforme véhicules et rejoint le réseau des eaux pluviales. Une fois le bassin eaux pluviales rempli (770 m³), les effluents débordent vers l'exutoire qui se rejette dans un petit ruisseau avant de rejoindre l'AULNE. A 7h45, à leur arrivée, les employés constatent la situation.[…]. Une mortalité aquatique est constatée dans le ruisseau due à une pollution à l'azote ammoniacal. Une prise d'eau potable est fermée. Le réseau d'eau

devant rester sous pression, la station est remise en fonctionnement et un arrêté préfectoral restreint l'usage de l'eau potable pour 50 communes, impactant 180 000 personnes. La baignade et la pêche à pieds sont interdites. […]

En tout 400 m³ de digestat liquide mélangés à 200 m³ d'eaux pluviales contenant 5,29 g/kg d'azote total se sont déversés dans l'environnement.

L'origine de l'événement est une défaillance de l’automate. […]

06/07/2020 Marboué :

Un incendie s’est déclaré ce lundi après-midi 6 juillet 2020 à la centrale biogaz du Dunois, à Marboué.  

Près de 500 tonnes de paille, d’ensilage et de farine sont parties en fumée.

La centrale biogaz du Dunois, à Marboué, produit du biométhane et du digestat à partir de matières organiques locales issues de l’agriculture, de l’industrie, de l’agroalimentaire et des collectivités du territoire. Près de 500 tonnes de paille, d’ensilage et de farine ont pris feu ce lundi après-midi 6 juillet 2020, vers 14h30.

« Les matières premières non odorantes passent tous les jours dans une trémie d’incorporation de 80 m³ pour alimenter le digesteur. Au moment du chargement, une étincelle a dû tomber du téléscopique (engin de levage). Le feu s’est propagé à une dalle de 1.500 m² où étaient stockés la paille, l’ensilage et la farine, a précisé le responsable du site, Stéphane Evezard. « Cette dalle est entourée de blocs de béton et cela a empêché une propagation du feu sur le site et sur les sites voisins. »

Une vingtaine de sapeurs-pompiers de Châteaudun, Cloyes-les-Trois-Rivières, Brou et de la Commune nouvelle d'Arrou ont été déployés sur place. Le trafic ferroviaire a été interrompu à Bonneval le temps de leur intervention et les gendarmes ont bloqué l’accès entre la route entre Donnemain et La Brouaze pour sécuriser les abords de la zone d’activités intercommunale.

« Le feu va rester sous surveillance durant deux jours, a indiqué le responsable du site. Mais même si la production va baisser en raison du manque de matières premières, la centrale biogaz continuera de tourner ».


01/06/2020 Messy SEINE ET MARNE :

Dégagement d’odeurs nauséabondes


05/03/2020 MONTAUBAN-DE-BRETAGNE :

Lors de rafales de vents violents, la moitié d’une des couvertures des cuves de stockage de digestat liquide d’une installation de méthanisation est arrachée. Cette rupture fait suite à une déchirure de cette bâche observée à la suite de la tempête 3 semaines plus tôt. L’exploitant avait engagé des démarches pour réparer cette déchirure, mais les conditions météorologiques observées depuis cette date n’ont pas permis la réparation. Le méthaniseur est plein et contient 6 800 m³ de digestat liquide. La partie de la bâche envolée est encore solidaire de la cuve béton et plaquée le long de la paroi extérieure de la cuve. La partie de la bâche encore en place ne présente pas de prise aux vents dominants, car elle est plaquée par le vent sur les sangles de supportage. Des rondes journalières sont réalisées pour contrôler l’évolution de la situation de la bâche du stockage.

Des nuisances olfactives légères ou sonores dues au du flottement de la demi bâche encore en place peuvent être constatées par les riverains.

L’exploitant prévoit d’épandre le contenu du réservoir dès que les conditions météorologiques le permettront.

L’inspection des installations classées constate que le système d’attache de la bâche est au moyen de sangles et non de boudins comme prévu.


24/11/2019 – YVELINES :

Vers 23 h, du biogaz est rejeté à l'atmosphère dans une station d'épuration. Suite à l'arrêt des 2 moteurs de cogénération, le gazomètre de stockage de biogaz atteint sa pleine capacité malgré le fonctionnement de la torchère.[…]. Lors de l'évènement, l'entreprise fonctionnait à 104 % de sa

capacité. La cause directe serait un défaut ponctuel dans l'automatisme. […]


13/09/2019 -SEGRE-EN-ANJOU BLEU :

La membrane du digesteur d’une unité de méthanisation agricole se déchire. L’ouvrage de digestion n’est pas abîmé. L’installation est mise à l’arrêt. Une nouvelle membrane est commandée 5 jours plus tard. Elle est installée 18 jours après l’incident. Les conséquences économiques sont le remplacement de la membrane du digesteur et l’arrêt de la production du site.

Le moteur d’alimentation du digesteur avait été arrêté 4 jours avant l’incident, puis redémarré la veille de l’accident.


27/08/2019 - RIBEAUVILLE :

Des riverains signalent des nuisances olfactives sur un site de méthanisation. La toile d’un des digesteurs (réceptacle pour la fermentation des déchets) se rompt. L’exploitant vide le silo, empêchant la fermentation d’être menée à terme. Le digestat épandu dégage pendant plusieurs jours une odeur nauséabonde


16/07/2019 Saint Gilles du Mené :

L’incendie s’est déclaré peu après 6 h, mardi 16 juillet, dans l’entreprise de méthanisation Géotexia. L’alerte a été donnée par deux salariés présents sur le site. Ils étaient sortis à l’arrivée des secours.

45 sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place. Ils ont circonscrit l’incendie en très peu de temps. Environ 10 000 litres d’acide sulfurique étaient stockés dans le bâtiment. Le risque d’explosion a été écarté. Un conseiller technique en risques chimiques était sur place.

"Nous n’avons heureusement aucun blessé à déplorer. La partie administrative de l’entreprise est préservée, toutefois le bâtiment de production biogaz a été la proie des flammes", indiquait le major Thierry Rouault, commandant de la communauté de brigades de gendarmerie de Merdrignac.

À midi, les sapeurs-pompiers étaient toujours présents. Le capitaine Benjamin Gaspaillard du SDIS de Saint-Brieuc est revenu sur la mission des sapeurs : "Il fallait stopper rapidement l’incendie. Il nous fallait éviter la propagation du feu. Nous avons pris en charge l’alimentation en eau et nous sommes allés voir les habitations alentour. Nous assurons la protection de nos pompiers. Il y a un risque de pollution. Toutes nos eaux d’extinction sont chargées d’acide, elles sont donc contenues sur place pour éviter de polluer." À ses côtés pour diriger les opérations, le lieutenant Christel Allano du SDIS de Loudéac. Il ajoute qu’il s’agit à présent "de trouver une solution pour évacuer ces eaux".

Pour y parvenir, Face au risque d’effondrement du bâtiment métallique, une surveillance va être maintenue tout au long de la journée.

Le bâtiment de stockage 2 000 m² où s’est déclaré l’incendie a été entièrement détruit. La gendarmerie et les agents d’Enedis ont sécurisé le site.

Les pompiers de Loudéac, Plémet, Merdrignac, Saint-Brieuc et Lamballe ont été mobilisés sur cette intervention. Un poste de commandement avait été mis en place. Le capitaine Benjamin Gaspaillard du SDIS de Saint-Brieuc, assisté du lieutenant Christel Allano du SDIS de Loudéac a dirigé les opérations.


27/06/2019 - PLOUVORN :

Vers 14h40, une explosion suivie d’un incendie se produit dans un digesteur de 15 m de haut contenant 300 m³ de lisier. Une boule de feu est aperçue. Les pompiers réalisent des mesures d’explosivité et des mesures d’H2S dans l’enceinte. L’électricité est coupée dans la zone. L’incendie se propage dans les double-parois de la cuve dont l’isolant est constitué de laine de roche. Vers 19 h, les pompiers dégarnissent le toit du digesteur tout en poursuivant le refroidissement des parois. Son contenu est dépoté par des rotations de tonnes à lisier, puis transféré dans le post-digesteur voisin. Après ouverture dans la partie haute de la cuve, les pompiers réalisent des relevés par caméra thermique. La température étant descendue à 30 °C, le dispositif de secours est levé à 21h30.

Un pompier est victime d’un coup de chaud et 2 personnes sont choquées. Le digesteur est déformé, la toiture a sauté, conduisant à l’éjection d’une faible quantité de lisier. Les sols impactés sont récupérés dans une benne pour envoi en traitement. Le digesteur doit être reconstruit.

Le digesteur de 2500 m³ faisait partie d’une unité de méthanisation en cours d’installation. Les conduites de gaz n’étaient pas encore branchées, les installations n’étaient pas encore réceptionnées par l’exploitant et le dossier technique de sécurité à réaliser avant la mise en service n’avait pas été transmis à l’administration. Du lisier y avait toutefois déjà été stocké en non-conformité avec la réglementation applicable.

L’explosion est survenue alors que des sous-traitants raccordaient à la terre un appareil pour souder les conduites de gaz. L’exploitant affirme que les sous-traitants avaient été informés de la présence de lisier dans la cuve générant un risque d’atmosphère explosive mais qu’aucun zonage ATEX n’avait été réalisé.

Suite à la visite de l’inspection des installations classées, un arrêté de mise en demeure et un arrêté de mesures d’urgence sont pris. L’exploitant est tenu de transférer le lisier du post-digesteur vers une cuve tampon aérée pour éviter la formation d’une atmosphère explosive.

L’accident révèle une sous-estimation des risques au regard des enjeux de sécurité de ce type d’installation. L’exploitant explique son empressement à démarrer le remplissage du digesteur par l’obligation d’honorer à une échéance proche un contrat de rachat d’électricité ainsi qu’un contrat de valorisation d’effluents en provenance d’agriculteurs. Suite à l’accident, il souhaite démarrer l’exploitation de l’unité de méthanisation avec le seul post-digesteur (situation envisageable pour gérer les cas de maintenance par exemple), sans attendre la reconstruction du digesteur. L’inspection exige la remise préalable du dossier technique de sécurité, la justification de la faisabilité technique du fonctionnement avec un seul digesteur sans dégradation des performances attendues et le cas échéant la proposition de mesures de sécurité appropriées pour gérer la phase de co-activité reconstruction du digesteur/exploitation du post-digesteur.

Suite à l’accident, l’exploitant rappelle les consignes et règles de prudence à son sous-traitant. Les responsabilités de chacun (exploitant/sous-traitant) en matière de contrôles à réaliser sont précisées.


09/06/2019 – LOIR-ET-CHER :

Vers 4 h, une fuite de biogaz se produit sur une canalisation en polyéthylène entre un site de stockage de biogaz et un site d'injection dans le réseau de distribution de gaz naturel. Une automobiliste, voyant un "nuage de fumée", contacte les pompiers. Un cratère d'un peu plus de 1 m de diamètre est visible au sol […].

La fuite serait due à une surpression de gaz qui a provoqué la rupture de la canalisation souterraine

desservant le poste d'injection. Un dysfonctionnement d'un régulateur de pression est suspecté. Celui-ci aurait engendré une augmentation subite de la pression et la mise en sécurité immédiate du poste d'injection générant un coup de bélier dans le réseau en polyéthylène au niveau d'un raccord. Le volume du biométhane rejeté est évalué à plus de 3 500 Nm³. Des sécurités intégrées dans

l'automatisme pilotant une vanne n'ont par ailleurs pas fonctionné. Un défaut de communication avec le site distant de supervision des installations dû à une coupure du réseau internet a par ailleurs compromis l'envoi d'alarme SMS à l'exploitant. Les vannes pilotables à distance n'ont ainsi pas pu être fermées jusqu'à enclenchement du bouton d'arrêt d'urgence sur site [ …].

Plusieurs non-conformités réglementaires sont constatées : absence de liste des équipements soumis

au suivi en service, absence de programme de contrôles pour des tuyauteries, ainsi que des déclarations et des contrôles de mises en service non faits.


07/06/2019 - 44 - ISSE :

Dans une installation de méthanisation, la bâche recouvrant un silo béton dédié au stockage de digestat mature en attente d’épandage (1 200 m³ contenus dans une cuve de 10 000 m³) se déchire. Cette bâche sert à protéger la cuve d’un apport d’eau dans le digestat en cas de pluie. Elle est ouverte naturellement au niveau du mât de maintien, laissant ainsi un échange entre l’air de la cuve et l’air extérieur. Le déchirement n’a donc pas entraîné de libération brutale de gaz. Le digestat est transféré dans un autre silo. L’exploitant nettoie le silo puis remplace la bâche. Celle-ci est traitée en filière adaptée. L’évènement produit des déchets de types sédiments qui sont par la suite traités en épandage une fois les analyses agronomiques réalisées.

Un début de déchirement avait déjà été identifié un mois plus tôt. Des devis étaient en cours pour réparer l’équipement. Une tempête est à l’origine de l’amplification des dégradations.

L’exploitant contacte le fabricant car la bâche a présenté une faiblesse structurelle 7 ans après sa pose alors qu’elle était garantie 10 ans.

Plusieurs événements sont déjà survenus sur ce site (ARIA 43753, 49287).


01/06/2019 - FRANCE - 32 - AUCH :


Vers 12 h, une fuite de digestat se produit sur une cuve dans une installation de méthanisation. Un riverain qui observe un geyser de liquide noir jaillissant à la verticale donne l’alerte. Les pompiers ferment les vannes conduisant à des récepteurs d’eaux pluviales et mettent en place un périmètre de sécurité. Des relevés d’explosimétrie sont effectués et s’avèrent négatifs. Vers 14 h, le rejet est arrêté.

3 m³ de digestat se sont déversés au sol. Les matières sont récupérées par l’exploitant puis réintroduites dans le process.

La cuve impliquée dans l’événement est une cuve de post-traitement servant au retrait de l’azote des digestats liquides. Le rejet serait dû à un dysfonctionnement au niveau du système de filtration : un colmatage se serait produit. Les filtres sont remplacés par l’exploitant. Le colmatage excessif des filtres est dû à une mauvaise agitation des effluents avant envoi au niveau du stripper. L’agitateur est remplacé et une maintenance préventive est mise en place.

Un rejet accidentel de digestat est déjà survenu sur le site en 2014 (ARIA 45391).


08/05/2019 - 45 - ESCRENNES :

Une succession d’incidents se produit sur un site de méthanisation, entraînant des nuisances olfactives pour les riverains. Le grappin convoyant le fumier (principal intrant du digesteur) vers les trémies d’incorporation tombe en panne. Le digesteur étant par ailleurs alimenté avec des graisses végétales, un déséquilibrage biologique se produit. L’exploitant constate une montée des acides gras volatiles (AGV) dans le digesteur en raison d’une quantité trop importante de graisses. La production

de biogaz et la teneur en CH4 du biogaz décroissent tandis que la température du digesteur s’élève anormalement. L’exploitant stoppe l’introduction de graisses puis, 10 jours plus tard, étant donné que les paramètres de fonctionnement ne s’améliorent pas, il interrompt complètement l’introduction de matière dans le digesteur. Le réensemencement du digesteur (à partir de lisier et digestat en provenance d’un autre site) démarre 2 semaines plus tard. L’évolution biologique est alors favorable et le digesteur reprend son fonctionnement habituel.

Plusieurs problèmes d’odeurs se produisent pendant la phase dégradée au cours de laquelle le digesteur n’était plus alimenté, puis lors de la remise en service :

les intrants (lisier et graisses) ont continué à être reçus et se sont accumulés sur site en bâtiment et en extérieur (stockage prolongé sur plusieurs semaines contre quelques jours d’habitude). Ils ont commencé à fermenter en générant des odeurs ;

suite à l’arrêt de l’alimentation en intrants du digesteur, le biogaz produit, non conforme, ne pouvait être envoyé ni en chaudière ni en épurateur. Le biogaz n’a pu être torché en raison de travaux sur la torchère. Du biogaz a donc été émis à l’atmosphère pendant la phase d’arrêt du digesteur puis, de manière plus importante, lors de la phase de réensemencement. Une importante mobilisation des riverains a lieu en raison des nuisances olfactives ;

préalablement à la phase de réensemencement du digesteur, il a fallu extraire une partie du digestat malade, riche en AGV et donc plus odorant qu’un digestat habituel.

Suite à cet épisode s’étalant sur près de 2 mois, l’exploitant met en place plusieurs mesures :

recherche de filières alternatives de gestion des intrants pour éviter tout stockage de longue durée sur le site ;

boisement du site du côté le plus proche des habitations ;

dépotage du fumier à l’abri du vent et interdiction de livraison de fumier en fin de journée ;

mise en place avec le conseil municipal d’un système pour être alerté en cas de gênes olfactives perçues par les riverains. Une réunion d’information est par ailleurs organisée.

Un arrêté préfectoral de mise en demeure est pris le 27/08/2019 pour le respect de certaines prescriptions réglementaires prévenant les nuisances olfactives.


09/04/2019 – 85 ESSARTS EN BOCAGE :

Vers 14 h, une fuite de digestat se produit sur une canalisation enterrée○au niveau d’une parcelle agricole. L’exploitant arrête immédiatement la pompe de transfert. Les 30 m³ de digestat pompés sont épandus sur des parcelles.

Un peu moins de 10 t de digestat liquide se sont déversées au sol sur les 40 t présentes. Cette quantité déversée est supérieure aux doses d’épandage préconisées à l’endroit où s’est produite la fuite.

Le rejet est localisé au niveau d’une réduction du diamètre d’un tronçon. Il s’est par ailleurs produit au moment du démarrage d’une pompe de transfert.

A la suite de l’accident, l’exploitant met en place des vannes et des soupapes d’échappement. La procédure relative à l’organisation des épandages est également mise à jour.


06/04/2019 - 85 - CHANTONNAY :


Un samedi vers 14h45, des clients d’une salle de sport constatent de la fumée sortant d’un local sur le site d’une usine de méthanisation récemment mise en service. Ils alertent les pompiers. Lorsque le responsable du site arrive à 15h15, les pompiers ont forcé les ouvertures, notamment le rideau de fer du local technique. Dans celui-ci, 3 big-bags de charbon actif, extrait de l’installation de méthanisation  

2 jours plus tôt, sont stockés en attente d’enlèvement pour traitement en filière adaptée. L’exploitant fournit les fiches de données sécurité. Les pompiers écartent alors le risque de pollution et ne mettent pas en place de rétention. Les secours quittent le site vers 18 h. Une ronde de surveillance est effectuée à 22h25 pour valider l’absence de risque de reprise du feu.

Le local de maintenance étant isolé et éloigné des installations de production, l’exploitation du site n’est pas impactée.

Selon l’exploitant, une auto-combustion du charbon actif usagé serait à l’origine de l’incendie. Il contacte les fournisseurs de charbon actif.


01/04/2019 - 67 - OBERSCHAEFFOLSHEIM :

Vers 7 h, dans un centre de méthanisation, un feu se déclare sur un silo à fond plat de 4 000 m³ utilisé pour le stockage de paille. Les pompiers mettent le site sous rétention pour récupérer les eaux d’extinction. Le dispositif hydraulique est alimenté sur un poteau d’incendie interne. Une tranchée est réalisée à l’aide d’un engin du site pour faire la part du feu. Malgré cette opération, de la fumée se dégage de la partie saine du tas de paille. L’exploitant met en place un dispositif d’éclairage pour que 3 engins de chantier travaillent durant la nuit et poursuivent les déblais. Les pompiers, avec l’accord de l’exploitant, laissent brûler l’ensemble tout en aérant le stockage avec des engins de travaux publics du site.

Le surlendemain, le stockage de paille se consume encore sur 2 zones. Le dispositif hydraulique est maintenu. Les mesures de monoxyde de carbone réalisées dans la zone enfumée indiquent des valeurs allant de 50 à 70 ppm. Les engins de manutention poursuivent l’évacuation des décombres jusqu’à 19 h. La zone de stockage en feu est éloignée de 4 m horizontalement par rapport à une conduite de gaz enterrée à 1,5 m○ de profondeur dans le sol. Les pompiers quittent le site et le laissent sous la surveillance de l’exploitant. Une ronde des pompiers est toutefois réalisée toutes les 6 heures. Du matériel incendie est également laissé à disposition de l’exploitant par voie de convention.


29/03/2019 - 85 - LES HERBIERS :

Vers 13h30, dans une installation de méthanisation, un sous-traitant alerte l’exploitant d’un débordement de digestat au niveau de la lagune située en bas du site vers le LONGUENAIS. Le chef d’équipe arrête la pompe de transfert alimentant la lagune en digestat et demande l’intervention d’une société de pompage et de nettoyage. Le digestat est confiné sur le site à l’aide d’un barrage de sacs de sel. L’écoulement vers la rivière est stoppé vers 14 h. Un pompage est effectué sur l’ensemble de la zone jusqu’au cours d’eau, ainsi qu’au niveau du puits de pompage de la lagune incriminée. Les secours, arrivés sur les lieux vers 14h10, surveillent le cours d’eau. Des échantillons sont prélevés pour analyse. L’exploitant prévient les riverains à proximité et surveille une éventuelle mortalité aquatique pendant 48 h. Le digestat est récupéré par décapage de la terre végétale pour un réemploi agricole. Un gravillonnage est effectué sur l’ensemble de la zone curée.

Au total, 60 m³ se sont déversés dans la rivière. Lors d’une visite quelques jours plus tard, l’inspection des installations classées constate une mortalité aquatique sur 14 km (20 poissons morts tous les 10 m sur les 3 premiers kilomètres). D’après la presse, une couleur inhabituelle est perceptible (substance noire et odorante). La fédération locale de pêche porte plainte.

Vers 8h30, le chef d’équipe avait effectué le tour du site et avait constaté que le niveau maximum de la lagune du bas du site était atteint (gyrophare avec voyant rouge). Il avait considéré que le niveau de remplissage de la lagune était conforme au standard (30 cm du bord) et qu’il n’était pas nécessaire d’ajouter du digestat. Aucune consigne à ce sujet n’avait été transmise aux opérateurs. Vers 9h30, un

opérateur a démarré la pompe de transfert du digestat reliant la lagune du haut (5 000 m³) à celle du bas (2 000 m³), sans en informer le chef d’équipe et sans avoir préalablement vérifié le niveau de remplissage de la lagune inférieure. L’opérateur est ensuite parti en pause déjeuner sans surveiller le transfert. La vérification du niveau de la lagune et la surveillance du transfert faisaient pourtant partie des procédures en vigueur. L’alarme de niveau haut de la lagune inférieure n’a pas fonctionné. L’exploitant n’assure pas de contrôle régulier de cette alarme et ne sait pas indiquer depuis quand elle était en panne. Une intervention de maintenance le mois précédent l’accident pourrait selon lui être à l’origine de la défaillance.

Un arrêté de mise en demeure est pris sur la base des différentes non-conformités constatées :

l’exploitant ne disposait pas de consigne sur la conduite à tenir en cas de débordement de la lagune ;

l’exploitant n’assure pas de contrôle régulier de l’alarme et ne peut identifier sa durée de dysfonctionnement ;

l’exploitant ne disposait pas de moyens de confinement adaptés (produits absorbants…) et a utilisé des moyens de fortune (sacs de sel prévus contre le gel de la voirie) ;

l’aménagement des lagunes, situées à l’amont du ruisseau dans une zone en pente, ne permet pas de limiter une pollution des eaux en cas de débordement.

Suite à l’événement, l’exploitant met en place un asservissement avec arrêt automatique de la pompe de transfert quand le niveau de remplissage cible est atteint. Il rédige un mode opératoire portant sur l’utilisation de la pompe lors des opérations de transfert. Une procédure est rédigée pour gérer les cas de déversement accidentel.


26/03/2019 - 71 - CIEL :

Vers 16 h, dans une installation de méthanisation, un feu se déclare sur un tas d’issues de céréales de 300 t stocké dans le bâtiment de stockage d’intrants. Un opérateur détecte de la fumée blanche sortant du bâtiment. Il arrose le tas afin de le refroidir. Sur les lieux vers 17 h, les pompiers injectent 3 m³ d’eau en profondeur au moyen d’une lance à eau. L’engin télescopique de l’exploitant est utilisé pour atteindre le cœur du foyer. Le tas de matières est étalé dans un endroit libre du bâtiment pour le laisser refroidir. La diminution de la température est suivie à l’aide d’une caméra thermique. Vers minuit, la température est de 60 °C, puis 40 °C à 4 h et 10 °C le lendemain matin. Les pompiers quittent le site.

Le tas de matière a absorbé l’eau utilisée pour l’extinction. Les déchets sont réintégrés petit à petit au processus de méthanisation en 15 jours.

Le tas de matière a fermenté, provoquant un auto-échauffement. Une combustion spontanée s’en est suivie.

Suite à l’accident, l’exploitant prévoit de surveiller régulièrement les tas d’intrants au moyen d’une sonde de température à fourrage afin de détecter rapidement un début d’auto-échauffement.


20/02/2019 Sauveterre-la-Lémance :

le feu du silo méthaniseur brûle depuis plus de 48h. Depuis 16h la RD710 et rendue à la circulation et l'opération d'évacuation de la biomasse sous contrôle des experts va débuter vers 22H. Depuis deux jours, l'incendie se poursuit dans un sillo méthaniseur. C'est la biomasse qui brûle et qui renda les opérations des pompiers périlleuses.


19/02/2019 - 53 - SAINT-BERTHEVIN :

Dans une installation de méthanisation agricole, un feu se déclare sur un tas de fumier près d’un bâtiment de stockage. L’incendie est maîtrisé, mais reprend 4 jours plus tard. L’exploitant arrose en permanence le tas de fumier, par aspersion. Huit jours plus tard, un agent de la police de l’eau se rend sur les lieux suite à un signalement et constate la présence d’une pollution dans le cours d’eau à proximité.

Les eaux souillées issues de l’extinction (jus de brûlis) ont été récupérées dans les réseaux d’eaux pluviales du site et stockées dans une lagune. Cependant, la guillotine prévue pour fermer la lagune a été accidentellement levée à la suite des travaux de terrassement à proximité : suite au passage de camions, la chaîne guillotine a été étirée. Lors des travaux, les différents intervenants sur le site avaient été informés oralement de la présence de la guillotine mais aucun balisage n’était présent. L’écoulement à partir de la lagune vers le fossé n’a pas été repéré en l’absence d’un contrôle visuel régulier.

Suite à l’incident, l’exploitant positionne un balisage de la zone guillotine et pose des piquets ainsi qu’une clôture. Il prévoit un contrôle journalier en sortie de la lagune pour repérer au plus tôt un éventuel rejet accidentel.

Méthanisation – Accidentologie H2S ( gaz mortel ):

Emission d'H2S dans des centres de traitement de déchets à Rhadereistedt et Stuttgart ARIA 31000 - 08/11/2005 - ALLEMAGNE - RHADEREISTEDT 90.0E - Traitements des autres déchets solides Dans un site de production de biogaz par valorisation de déchets organiques, une émanation de sulfure d'hydrogène (H2S) tue 3 employés et un conducteur de camion venu décharger des déchets issus d'un abattoir et intoxique gravement 1 personne. La concentration extrêmement élevée en H2S dans le hall complique l'intervention des pompiers dont une dizaine souffrira d'intoxication plus ou moins légère. Une longue aération (> 24 h) sera nécessaire avant d'autoriser l'accès au bâtiment. Le drame se produit alors que le chargement du camion est déchargé à l'intérieur d'un hall fermé pour limiter les nuisances olfactives, dans une fosse de 100 m³ équipée de 2 agitateurs et dont le couvercle ne peut être fermé en raison de la défaillance du moteur électrique qui l'actionne. Les matières déchargées, déchets liquides chargés en sulfures, de pH proche de 8,5 et d'une température de 60 °C, sont des boya ux et des viscères de porc ; elles avaient été chargées 24 h plus tôt et étaient analogues aux déchets habituellement livrés 1 à 2 fois/ semaine par l'établissement d'origine. La réaction entre ces substances et les matières déjà présentes dans la fosse (déchets animaux ou de laiteries, de pH peu élevé d'après les analyses effectuées après l'accident) serait à l'origine d'un fort dégagement d'H2S. La température du milieu et le fonctionnement de l'agitation auraient favorisé la dispersion du gaz toxique dans le hall de déchargement. Par ailleurs, le dispositif d'extraction situé en fond de fosse qui rejette l'air vicié à l'extérieur via un biofiltre se serait montré insuffisant. Une enquête est effectuée. ARIA 32574 - 29/12/2005 - ALLEMAGNE - STUTTGART 90.0E - Traitements des autres déchets solides Lors du transfert sous vide de déchets liquides pompés dans des fûts en acier, du sulfure d'hydrogène (H2S) s'échappe par l'évent de la citerne réceptrice d'un centre de traitement des déchets dangereux. Ne pouvant être traités sur place, ces déchets reçus en fûts et mélangés dans la citerne doivent être transportés sur un autre site. Le corps d'un cariste est retrouvé à proximité, 5 personnes intoxiquées par l'H2S sont hospitalisées. A leur arrivée, les pompiers ne détectent pas la présence de concentration significative en H2S et quittent les lieux. La police demande de vider le tuyau d'aspiration dans la citerne. La pompe à vide est alors redémarrée et une nouvelle émission d'H2S provoque l'évanouissement du chauffeur du camion. La police ordonne la fin des opérations, les pompiers et un médecin d'urgence sont appelés sur les lieux. Au total, on recense : 1 décès et 6 intoxications avec hospitalisation (2 employés, 2 membres des services d'urgence et 2 agents d'une autre entreprise). L'émission d'H2S résulte d'une réaction chimique entre 2 déchets liquides, un composant organo-sulfuré et un acide organique. Cet accident relèverait d'une organisation défaillante : identification, évaluation et documentation pour la manipulation de capacités de produits dangereux inadaptées, modes opératoires pour le pompage des fûts dans la citerne sous vide ne précisant pas l'ordre d'introduction, réactions chimiques secondaires... Aucun dispositif de sécurité n'est prévu en cas de rejet gazeux par l'évent de la citerne. Une enquête judiciaire est réalisée. Le mélange de déchets dangereux dans les citernes sous vide est arrêté, les fûts seront traités sur un autre lieu. L'administration propose des mesures de prévention : identification des déchets dangereux seuls ou en mélange, critères de sécurité pour envisager entre autres leur traitement (pH...), procédures pour le stockage des produits non conformes aux critères et pour le mélange en précisant l'ordre d'introduction en fonction des caractéristiques des matières dangereuses, liaison de l'évent à un dispositif de traitement des gaz, accès restreint à la zone de pompage sous vide. Gaz mortel Ministère de l’écologie et du développement durable – DPPR/SEI/BARPI Les rejets accidentels d'H2S Gaz incolore extrêmement inflammable plus lourd que l'air et à l'état natif dans le charbon, le pétrole ou le gaz naturel, le sulfure d'hydrogène (H2S) se forme par fermentation anaérobie. L'H2S est utilisé dans diverses fabrications : soufre, sulfures inorganiques, composés organosoufrés, mais aussi eau lourde pour l'industrie nucléaire... ou en métallurgie pour éliminer, sous forme de sulfures, des impuretés dans certains minéraux. De nombreuses activités industrielles en émettent lors de réactions chimiques impliquant des composés soufrés : raffinage, cracking des pétroles riches en soufre, vulcanisation du caoutchouc, fabrication de la viscose, transformation de produits alimentaires, papeteries, tanneries, mais aussi égouts et stations d'épuration, décharges d'ordures, sources d'eaux ferrugineuses, captages de gaz naturel... et éruptions volcaniques ! Caractérisé par une odeur fétide d'œuf pourri décelable à de faibles teneurs (0,02 à 0,1 ppm), il présente également des propriétés irritantes. La détection olfactive n'augmente pas avec sa concentration dans l'air et son odeur peut rapidement ne plus être perçue à de fortes concentrations en raison de l'anesthésie, voire d'une dégénérescence du nerf olfactif au-dessus de 100 ppm. Dès 500 ppm, une rapide perte de connaissance est suivie d'un coma parfois convulsif avec troubles respiratoires (dyspnée, cyanose), œdème pulmonaire, troubles du rythme cardiaque (brady ou tachycardie, fibrillation) et le plus souvent hypotension. La mort survient en quelques minutes à des concentrations supérieures à 1 000 ppm. Les 2 accidents mortels présentés illustrent l'effet toxique de l'H2S, généré par fermentation des déchets ou lors d'une réaction entre 2 substances incompatibles. Une émission de sulfure d'hydrogène peut aussi se produire dans : - des procédés de fabrication chimique ou de raffinage (n°35 , 7023, 18907, 19873, 22971, 23132, 25374, 26103, 26898, 28770, 28938, 29121, 30717, 31154, 32205), - des installations de chauffage lors la combustion du charbon… (n°8779, 16044) - le traitement des déchets ou les réseaux d'égouts (n°3681 , 4537, 6251, 9370, 11275, 15747, 17761, 19967, 21438, 23091, 28200, 29399, 29444, 29906, 31250, 31863, 32189, 32381). Des défaillances matérielles ou organisationnelles peuvent être à l'origine de ces émissions toxiques. Parmi les causes matérielles, on note des fuites (n°18907, 19873, 23 132), ruptures de canalisations, dysfonctionnements d'appareils tels qu'une sonde d'oxydoréduction à Thann (n°29339), un dégazeur à Gonfreville-l'Orcher (n°30717), ai nsi que les pompes à Thenioux (n°29121) et Romainville (n°31250). Le facteur organisationnel et humain concerne : - l'organisation générale : équipe de forage sous-estimant la quantité de gaz présente dans un gisement et forage insuffisamment préparé (n°26103 ), présentation du plan d'intervention aux sous-traitants et conditions de travail des intervenants avec consignes de sécurité, permis de travail en milieu confiné, vérification de la présence de gaz toxiques ou anoxiants (n°17761, 29444), équipements adaptés (n°9370 , 23091), analyse des risques insuffisante (n°3681 , 25374), effluents insuffisamment traités et rejet non détecté d'H2S au niveau d'une hotte (n°28398), déchet s toxiques déchargés sans précautions particulières à Abidjan (n°32189 ). - la maîtrise du procédé : les nouvelles réactions mises en œuvre ou celles rarement réalisées doivent faire l'objet d'une étude de risques (n°29121 ). Des réactions chimiques secondaires ou d'incompatibilité peuvent libérer de l'H2S : mélange de produits chimiques (n°35 ), ajout d'eau de nettoyage dans un réacteur renfermant de l'aluminium et de l'hydrosulfite de sodium (n°7023), nettoyage d'une chambre d'essais hydrauliques contenant des eaux soufrées avec une solution acide à Saint-Martin-d'Hères (n°9370 ) et modification d'un procédé de fabrication à Chartres (n°31554 ). La fermentation anaérobie des déchets végétaux, animaux (n°3681 ), ménagers (n°32381) ou des boues est aussi à l'origine d'accidents. La gestion des gâteaux de filtration est améliorée et la tuyauterie modifiée pour éviter l'accès au puisard dont le flexible de refoulement se déboîtait régulièrement : les fortes pluies avaient empêché le traitement des tas et favorisé la formation d'H2S (n°19967 ). - la maintenance (n°16044, 32205) et les travaux (n°23091, 28200) : le travail en milieu confiné lors du curage ou de travaux est propice au risque de rencontre d'une accumulation d'H2S en concentration toxique (n°4537, 9370 , 11275, 17761, 19967, 21438, 22971, 29444, 31863). - l'erreur humaine : Il faut insister sur la présence toujours possible de personnes dans les égouts, que ce soit au cours de vérifications, contrôles inopinés ou lors de curages. Un employé est gravement intoxiqué lors d'un contrôle inopiné dans les égouts d'une station d'épuration industrielle à l'insu de l'exploitant (n°15747 ). Un enfant tombe et s'asphyxie dans une buse de dégazage (n°10911). Des substances chimiques incompatibles peuvent également être rejetées dans les réseaux urbains d'eaux usées. Parmi les accidents recensés dans ARIA, on déplore ainsi dans le monde 302 morts et plus de 150 000 personnes intoxiquées par inhalation d'H2S dont la majorité à Abidjan en 2006 (n°32189 ). Le bilan humain s'aggrave quand des personnes portent secours sans précautions suffisantes. En Chine, après une importante émission de gaz naturel et d'H2S, plus de 9 000 personnes sont traités, plus de 61 000 habitants sont évacués et de nombreux animaux tués (n°26103 ). De même, 900 personnes sont évacués aux USA (n°7023). L'odeur fé tide d'H2S est perçue à 10 km d'une usine chimique (n°29121 ). Aussi, l'information et la formation des employés aux dangers du H2S ne sont pas à négliger : procédures d'intervention en atmosphère toxique, travail en milieu confiné, contrôle de l'atmosphère, port d'équipement de protection individuelle (n°9370 )… Les accidents dont le n° ARIA n'est pas souligné so nt consultables sur www.aria.ecologie.gouv.fr Ministère de l’écologie et du développement durable – DPPR/SEI/BARPI ARIA 35 - 09/03/1989 - ALLEMAGNE - LUDWIGSHAFEN 24.6L - Fabrication de produits chimiques à usage industriel Dans une usine chimique, un dégagement imprévu de sulfure d'hydrogène (H2S) se produit lors d'une opération de mélange. La nature et la quantité de chacun des constituants ne sont pas précisées. L'opérateur est tué ; 4 autres employés et 1 sauveteur sont intoxiqués en tentant d'intervenir. ARIA 3681 - 09/06/1992 - 72 - VIBRAYE 15.1A - Production de viandes de boucherie Des déchets d'animaux stockés dans une fosse fermentent durant les 3 jours de fermeture d'un abattoir. L'hydrogène sulfuré qui se forme intoxique mortellement 2 personnes et gravement 2 autres employés. ARIA 9370 - 04/10/1996 - 38 - SAINT-MARTIN-D'HERES 73.1Z - Recherche-développement en sciences physiques et naturelles Le SAMU prend en charge 2 égoutiers en arrêt respiratoire. Travaillant pour une société prestataire de service, ils nettoyaient la chambre d'essais hydrauliques d'un laboratoire à l'aide d'une solution acide. Cette chambre de 3 m de profondeur contenait des eaux soufrées. L'un des égoutiers décède. Le second, gravement intoxiqué en essayant de porter secours au premier, décèdera peu après. Une odeur prononcée d'hydrogène sulfuré est notée autour d'un puits. Une CMIC effectue plusieurs prélèvements le même jour entre 11h30 et 16h30 dont certains à la demande du Procureur. La concentration en H2S pour certains d'entre eux est supérieure à 2 000 ppm. Les ouvriers n'avaient pas d'équipement de protection et étaient insuffisamment formés. ARIA 11275 - 16/05/1997 - 59 - HAUTMONT 37.2Z - Récupération de matières non métalliques recyclables Dans un centre de récupération de déchets alimentaires huileux destinés à la fabrication de matières grasses pour l'alimentation animale, des émanations d'hydrogène sulfuré intoxiquent 4 employés nettoyant une fosse non utilisée depuis de nombreuses années et contenant des résidus de boues huileuses. Les victimes sont hospitalisées ; 2 d'entre elles dans un état grave resteront sous surveillance plusieurs jours. L'établissement qui emploie 13 salariés suspend ses activités. ARIA 15747 - 30/07/1985 - 69 - SAINT-FONS 90.0A - Collecte et traitement des eaux usées Lors d'un contrôle inopiné, un technicien d'un organisme extérieur est gravement intoxiqué, sans doute par des émanations d'hydrogène sulfuré, après avoir pénétré à l'insu de l'exploitant dans les égouts d'une station d'épuration industrielle. Un 2ème technicien est intoxiqué à son tour en tentant de lui porter secours. Les 2 personnes seront sauvées d'extrême justesse. ARIA 19967 - 15/02/2001 - 50 - BAUPTE 15.8V - Industries alimentaires n.c.a. Des gaz riches en hydrogène sulfuré (H2S) tuent 2 employés d'une usine d'additifs alimentaires naturels à base d'algues. Les fractions insolubles issues de l'extraction des substances gélifiantes, non directement utilisables, sont traitées sur terre filtrante (perlite) puis pressées. Les gâteaux de filtration sont lixiviés (dissolution du sel) sur une aire de 0,5 ha avant compostage. Les égouttures se déversent dans 2 puisards dont l'un est équipé d'une pompe de reprise des effluents pour traitement en station. Le flexible de refoulement se déboîte parfois obligeant à une vidange du puisard et à une intervention sur la pompe. Les 2 employés assuraient cette intervention lorsque l'accident s'est produit. L'alerte est donnée 3 h plus tard après constat du non-retour des employés qui seront retrouvés au fond du puisard. Des concentrations en H2S supérieures à 500 ppm sont mesurées. La gendarmerie effectue une enquête, une expertise est réalisée. Ce type d'accident souvent sous-estimé est lié à toute fermentation anaérobie de boues ou de compost en présence de cavités favorisant le confinement des gaz. Des teneurs élevées (6 000 ppm et plus) peuvent surprendre le personnel dans la mesure où l'odorat est inopérant et le malaise pratiquement instantané. Dans le cas présent, de fortes pluies ont empêché la manipulation des tas et favorisé la formation d'H2S ; la proportion de gaz soluble dans l'effluent présentait un danger supplémentaire. La tuyauterie est modifiée pour éviter l'accès dans le puisard. La gestion des gâteaux est optimisée. ARIA 26103 - 23/12/2003 - CHINE - CHUANDONGBEI 11.1Z - Extraction d'hydrocarbures Une explosion se produit sur un gisement de gaz naturel (capacité estimée à 50 à 60 millards de t), au niveau du puits n°16 alors qu'une équipe de forage et d'exploration travaillait sur un puits d'une profondeur de 400 m. Une fuite d'un mélange gaz naturel + hydrogène sulfuré s'ensuit alors, violemment projetée sous forme de jet à une trentaine de m de hauteur. Plus de 61 000 habitants situés dans des localités situées à plusieurs km sont évacués et hébergés par des proches ou sur l'un des 15 sites aménagés par les autorités. Sur le site, 300 techniciens sont mobilisés et la situation est sous contrôle 2 j après l'accident : la fuite est enflammée. Le puits où s'est produit l'explosion est colmaté à l'aide de 480 m³ de boues 5 jours plus tard. Plus de 2 100 personnes (secouristes, pompiers, soldats, policiers,...) couvrent une région de 80 km² et évacuent les nombreuses carcasses d'animaux empoisonnés par les gaz toxiques. Par ailleurs, compte tenu du temps pluvieux annoncé, les secouristes redoutent une pollution des sols. 12 jours après l'accident, le bilan fait état de 243 morts et 396 blessés encore hospitalisés dont 27 dans un état critique. Plus de 9 000 personnes ont dû suivre un traitement médical pour avoir inhalé de l'hydrogène sulfuré. Selon les premiers éléments disponibles, la plupart des victimes auraient été intoxiquées après inhalation des gaz. Beaucoup étaient des enfants et des personnes âgées. Selon les informations relayées par la télévision d'Etat et après avoir fait état de dysfonctionnements techniques, il est indiqué que des négligences commises par l'équipe de forage seraient à l'origine de l'explosion : nombreuses erreurs de procédures dont notamment la sous-estimation de la quantité de gaz présente dans le gisement, forage sans préparation suffisante, échec dans la gestion de la fuite de gaz (en omettant de l'enflammer). Les autorités chinoises par l'intermédiaire de l'administration générale de la sécurité industrielle effectuent une enquête. Ministère de l’écologie et du développement durable – DPPR/SEI/BARPI ARIA 29121 - 13/12/2004 - 18 - THENIOUX 24.1E - Fabrication d'autres produits chimiques inorganiques de base Un dégagement à l'atmosphère de sulfure d'hydrogène (H2S) se produit pendant 3 h dans une usine chimique. D'importantes nuisances olfactives perçues jusqu'à 10 km à l'est de l'établissement amènent de nombreux habitants des communes voisines à contacter les pompiers. Cette pollution fait suite à la panne d'une pompe de distribution de soude sur l'installation de lavage des effluents gazeux de l'unité de fabrication de sulfure de strontium (SrS). Le jour de l'accident, la production par batch était mise en oeuvre pour la première fois depuis plusieurs années sur le site, les anciennes installations (réacteurs) étant couplées à un dispositif provisoire de canalisation des effluents gazeux vers les installations de lavage de gaz. Lors du lancement de la production, la pompe de lavage à la soude disjonctant à 2 reprises, l'exploitant stoppe la fabrication sans neutraliser la réaction chimique. Celle-ci s'est donc poursuivie jusqu'à l'épuisement du réactif (sulfure d'ammonium), tout comme le dégagement de sulfure d'hydrogène. L'inspection des installations classées constate les faits et propose au préfet de subordonner la remise en service de l'installation à la réalisation d'une évaluation des risques. L'exploitant envisage le doublement des pompes sur les installations de traitement des effluents gazeux et de réévaluer le dimensionnement de ces installations. ARIA 31154 - 09/12/2005 - 28 - CHARTRES 24.5A - Fabrication de savons, détergents et produits d'entretien Dans une usine de fabrication de produits d'entretien et de toilette, une erreur de manipulation au cours du dépotage d'un camion transportant de la potasse liquide à 50 % conduit à l'introduction de cette substance dans une cuve d'acide thioglycolique. Une réaction exothermique à l'origine de l'émission de sulfure d'hydrogène se produit entre les deux substances chimiques. Ce mélange est habituellement mis en oeuvre en présence d'eau pour la fabrication d'un produit dépilatoire. Dans le cas présent, la température du mélange réactionnel en l'absence d'eau est de 60°C. L'activ ation d'un arrêt d'urgence par un binôme en tenue anti-acide/antigaz et ARI permet d'arrêter l'introduction de la potasse dans la cuve. L'usine est évacuée par précaution, la circulation arrêtée et le collège mitoyen informé de la situation. Le chauffeur du poids-lourd est conduit au centre hospitalier. Des mesures révèlent la présence de 130 ppm de H2S dans le sous-sol de l'entreprise. Un système de ventilation forcée est mis en place afin d'éliminer l'odeur de H2S qui règne dans l'établissement, l'opération dure plusieurs heures. Le dépotage de la citerne de potasse est achevé. Sur 37 chaînes de production, 27 reprennent leur activité le jour même. ARIA 31863 - 12/06/2006 - 78 - POISSY 90.0G - Autres travaux d'assainissement et de voirie Lors du curage d'un bac de décantation du réseau d'égout de Poissy, 3 égoutiers, âgés de 22 à 44 ans, décèdent, un autre est grièvement blessé très probablement à la suite d'un dégagement d'hydrogène sulfuré (H2S). Deux fois par an, 4 salariés d'une entreprise d'assainissement et de voirie nettoient la fosse de décantation du quartier " La collégiale ". L'opération consiste à aspirer dans des camions le contenu du bac de décantation de 30 m³ et profond de 5 m pour en extraire les boues et autres déchets. Selon cette société qui est sous contrat depuis 20 ans avec la ville, cet entretien préventif débuté à 9h30 devait garantir un bon écoulement des eaux usées dans les égouts. Vers 10 h, 3 des ouvriers sont intoxiqués de manière foudroyante (selon un membre de l'équipe de secours) alors qu'ils auraient probablement atteint une poche de H2S, gaz très toxique issu de la décomposition des matières organiques. Le quatrième ouvrier, père d'un des employés décédés, âgé de 48 ans, qui se trouve un peu en retrait, est grièvement atteint et transporté à l'hôpital. Dès l'alerte donnée par un passant, près d'une cinquantaine de pompiers accompagnée d'une vingtaine de véhicules se rendent sur les lieux, rejointe par 4 équipes du Samu. Deux enquêtes sont effectuées, l'une judiciaire et l'autre par l'inspection du travail qui devra vérifier si tous les protocoles devant être mis en oeuvre pour ce type d'intervention ont été respectés. La direction de la société indique que les opérateurs en assainissement sont formés aux interventions en atmosphères confinées, qu'ils disposent de contrôleurs d'atmosphère et de masques autosauveteurs. Une autopsie est ordonnée par le parquet pour connaître les raisons exactes de la mort des trois ouvriers. ARIA 32189 - 20/08/2006 - COTE D'IVOIRE - ABIDJAN 90.0G - Autres travaux d'assainissement et de voirie Dans la nuit du 19 au 20/08, un navire battant pavillon panaméen dont l'équipage est russe, décharge de ses cales des déchets de précédentes cargaisons sur les quais du port autonome d'Abidjan. Selon les autorités néerlandaises, début juillet, le navire avait annulé le déchargement de ces boues noires huileuses en raison de plaintes concernant leur toxicité et devait alors faire route pour l'Estonie. Avec l'autorisation des administrations compétentes, une société ivoirienne spécialisée transfert les 528 t de substances toxiques sur 17 sites, en majorité des décharges d'Abidjan. Selon l'affréteur, les déchets sont un mélange de gazole, d'eau et de soude caustique utilisée pour nettoyer les cuves. Selon d'autres sources, il s'agirait d'H2S, de mercaptans, de phénols et de composés organochlorés ou de boues issues du raffinage pétrolier. La présence de dérivés pétroliers serait confirmée par la détection de méthylmercaptan et de phénols, tous 2 issus du raffinage. Les analyses effectuées montrent que l'eau potable n'est pas polluée, d'importantes mesures ayant été prises pour protéger les sites d'approvisionnement en eau potable et des périmètres de sécurité mis en place autour des décharges. Les hôpitaux comptabilisent plus de 100 000 consultations, une dizaine de milliers de personnes est intoxiquée, 69 hospitalisations et 10 morts dont 4 enfants sont à déplorer. Les patients souffrent de céphalées, épistaxis, vomissements, éruptions cutanées… La population manifeste son mécontentement pendant plusieurs jours. Le porte-parole du gouvernement annonce la prise en charge gratuite des personnes intoxiquées dans les 32 centres sanitaires de la capitale et sollicite l'assistance technique d'autres pays. Un détachement français de la sécurité civile est dépêché, avec 500 kg de matériels d'analyses, pour conseiller les autorités sur les dispositions à prendre à court et moyen termes pour la protection des populations. Les décharges étant fermées, les tas d'ordures nauséabonds s'accumulent un peu partout dans la ville. Le gouvernement décide de fermer les jardins maraîchers situés près des sites pollués et les étangs piscicoles dans lesquels de nombreux poissons sont retrouvés morts. Selon la presse néerlandaise, entre mai et juin, 70 000 t de pétrole brut auraient été transformées en essence (cours élevé) sur le navire : 72 t de déchets soufrés auraient ainsi été produits. 18 personnes sont inculpées pour empoisonnement et infraction à la législation sur les déchets toxiques.Un groupe français est désigné pour traiter les sites pollués : 2 mois sont prévus pour l'excavation des terres et le pompage des lixiviats dans des camions citernes spécifiques. Les déchets collectés et stockés dans un entrepôt sécurisé seront ensuite acheminés vers des installations spécialisées en France. Le coût de la décontamination s'élève à 30 Meuros.